Vendredi Saint (22 avril 2011)
“ Pour nous, le Christ s'est fait obéissant, jusqu'à la mort, et la mort sur une croix. Voilà pourquoi Dieu l'a élevé souverainement et lui a donné le Nom qui est au-dessus de tout nom. " (Ph 2, 8-9)
Aujourd’hui, l’Eglise est en deuil : plus qu’à tout autre jour de l’année, notre regard est tourné vers la croix, vers le Christ qui a fait l’offrande de sa vie sur la croix, pour le salut du monde. Cependant, dans la mort du Christ en croix, la résurrection, point central de notre foi, est déjà là.
Pour signifier la gravité de cet évènement, les autels sont dépouillés (sans croix, ni chandelier, ni nappe), et la présence eucharistique est retirée des églises, en signe d’absence.
La crucifixion de Jésus est un réel fait historique, que nul historien sérieux n’oserait plus contester. Jésus fut crucifié sous Ponce Pilate (gouverneur romain de la région),
qui, même s’il ne trouvait en Lui aucun motif de condamnation, et ne pouvant résister à la pression du peuple réclamant sa mort, le lui livra pour qu’Il soit flagellé, puis crucifié.
Pour les chrétiens, ce jour est un jour de jeûne et d’abstinence. Les deux temps forts de cette journée sont le chemin de croix et l’office de la Passion (le soir), pendant lequel est lu le récit de la Passion selon Saint Jean et où les fidèles vénèrent la croix, qui a porté le Salut du monde.
Ils ont percé tes mains et tes pieds.
Ils ont compté tous tes os.
Ils ont regardé celui qu’ils ont transpercé.
Vous n’avez pas moins péché que vos pères,
Vous obscurcissez la terre !
– Toi, notre Lumière,
Seigneur, prends pitié !
Vous n’avez pas sauvé l’homme du crime,
Vous élargissez l’abîme !
– Toi, notre Victime,
Seigneur, prends pitié !
Vous n’avez pas renoncé la malice,
Vous repoussez le calice !
– Toi, notre justice,
Seigneur, prends pitié !
Vous n’avez pas dit le mot qui console,
Vous sollicitez l’idole !
– Toi, notre Parole,
Seigneur, prends pitié !
Vous n’avez pas partagé la souffrance,
Vous perpétuez l’offense !
– Toi, notre Espérance,
Seigneur, prends pitié !
Vous n’avez pas combattu pour ma gloire,
Vous avilissez l’histoire !
– Toi, notre Victoire,
Seigneur, prends pitié !
(hymne de l’office des laudes)