Jeudi Saint (21 avril 2011)
Ce soir, nous entrons dans le Triduum pascal, ces trois jours saints de l’année, allant du soir du Jeudi Saint au dimanche de Pâques, et constituant le centre de gravité de toute l’année liturgique.
Le soir du jeudi saint, nous faisons mémoire de ce soir où Jésus et ses apôtres ont pris le repas pascal. Ils ont mangé un agneau immolé, avec du pain non levé, symboles de ce qui s’était passé la nuit où le Seigneur avait libéré son peuple de l’esclavage des égyptiens. Mais le véritable agneau qui libère, "celui qui enlève le péché du monde", c’est Jésus lui-même. Pour le signifier, il prend du pain : "prenez et mangez, ceci est mon corps, livré pour vous". Il prend aussi une coupe de vin : "prenez et buvez, ceci est mon sang versé pour la multitude en rémission des péchés". C’est la première eucharistie, sacrement du corps et du sang du Christ, que nous renouvelons à chaque messe. Ce sacrement est remis entre les mains des apôtres : "vous ferez cela en mémoire de moi".
Faire mémoire du Christ, cela signifie reprendre ses gestes, mais aussi les accomplir dans le sens qu’il a voulu leur donner. C’est pour cela qu’il a lavé les pieds de ses apôtres : "Vous m’appelez ’Maître’ et ’Seigneur’, et vous avez raison, car vraiment je le suis. Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez,
vous aussi, comme j’ai fait pour vous." (Jn 13, 13-15).
A la messe de la Cène du Seigneur, le soir du Jeudi Saint, nous rappelons l’institution de l’eucharistie, l’institution du sacerdoce et le sens donné pour le futur à ces deux sacrements.