Vendredi 25 mars 2011, Solennité de l’Annonciation du Seigneur
“Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole.” (Luc 1, 38)
Le récit, bien connu, de l’Annonciation est donné par saint Luc au début de son évangile (1, 26-38). La fête est attestée aux environs du IVe siècle, bien que le mystère soit évoqué, dans les textes patristiques et dans l’art, dès le début de l’ère chrétienne. L’objet de la fête est essentiellement la conception humaine du Verbe dans le sein de Marie, ce qui implique une annonce à la Vierge et une acceptation de sa part. Dieu a toute l’initiative, mais il ne veut féconder la Vierge immaculée, par l’opération du Saint-Esprit, qu’avec son consentement formel. Grâce au Fiat de Marie, qui représente la plus parfaite coopération de l’homme à l’œuvre divine, le Verbe s’est fait chair (Jn 1, 14) et, ainsi, l’Alliance définitive entre Dieu et l’humanité se trouve instaurée. Marie est ici le type de l’Église qui, dans toute sa vie, mais surtout dans la liturgie, consent de manière active et dynamique à l’Œuvre de Dieu, par la médiation du Christ, Dieu et homme, et par l’action de l’Esprit Saint. La fête de l’Annonciation se situe exactement neuf mois avant Noël, ce qui correspond au temps de la gestation humaine.