Jeudi 13 mai 2010 : Solennité de l’Ascension du Seigneur

Publié le par Jérémy

« Et moi, je vais envoyer sur vous ce que mon Père a promis. Quant à vous, demeurez dans la ville jusqu'à ce que vous soyez revêtus d'une force venue d'en-haut. " Puis il les emmena jusque vers Béthanie et, levant les mains, il les bénit. Tandis qu'il les bénissait, il se sépara d'eux et fut emporté au ciel. Ils se prosternèrent devant lui, puis ils retournèrent à Jérusalem, remplis de joie. » (Luc 24)

Nous sommes saturés, du matin au soir, de messages commerciaux éphémères. L'ascension est un rendez-vous spirituel essentiel.

Grande date du calendrier chrétien entre Pâques et Pentecôte, cette fête relate la dernière rencontre entre Jésus ressuscité et ses disciples. « Tandis qu'il les bénissait, il fut emporté au ciel » dit l'évangéliste Luc.

Pour les croyants, monter aux cieux c'est rejoindre Dieu. Ici, nulle question de magie ou d'action spectaculaire. Le Christ n'est plus visible, mais il n'abandonne pas ses disciples. Il leur promet la venue de l'Esprit à la Pentecôte.

Pour les chrétiens, le visible et l'invisible ne sont donc pas des domaines séparés : « Le Dieu qui se révèle dans le Christ est étonnant. Il se donne en s'effaçant » écrit l'évêque académicien Claude Dagens.

Serions-nous loin des réalités sociales et temporelles en fêtant l'Ascension ?

Bien au contraire ! Tandis que nous croulons chaque jour sous une visibilité clinquante, agressive et impudique, l'Ascension propose une juste distance, un respect de l'intimité, une invisibilité respectueuse de l'homme.

L'Ascension dit que l'homme dépasse... l'homme !

Dans l'histoire du christianisme, cette fête s'établit vers le IVème siècle avec une procession à Jérusalem se rendant vers le Mont des Oliviers, lieu de l'arrestation du Christ. L'Ascension est, en France, depuis le Concordat signé entre Bonaparte et Pie VII, une des quatre fêtes légalement chômées, avec Noël, l'Assomption et la Toussaint. L'Ascension, pour beaucoup, est synonyme de pont, de bouchons, d'escapades printanières.... Pour le journalisme, elle est un « marronnier » de l'actualité religieuse. Dans le contexte d'une société en quête de repères elle peut devenir, pour l'homme pressé, une halte qui ressource. Elle n'est pas fuite du temps. Elle procure une nouvelle vision du monde.

(Père Bernard Podvin, Porte-parole de la Conférence des évêques de France, le 7 mai 2010)

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Publié dans Dimanches et fêtes

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