Benoît XVI et … le préservatif
Nous avons assisté durant ce week-end à un nouveau déferlement médiatique, mais cette fois, est-ce à l’avantage de l’Eglise ? … Nous avons plutôt une fois de plus, pu prendre conscience du fait que les médias, toujours attentifs au moindre scoop sur l’Eglise et le Pape, et pour faire monter les audiences, aiment retirer une phrase, sortie de son contexte, pour faire dire au Pape ce qu’ils veulent. Belle honnêteté médiatique envers ceux qui n’ont comme seule source d’information les journaux télévisés ou la “Voix du Nord”, c’est à dire, la majorité de nos contemporains !
Il est important ici, de remettre les propos de notre Saint Père dans leur contexte et nous voyons bien que l’Eglise ne change pas de discours et n’en changera jamais, pour la simple et bonne raison qu’elle nous aime trop pour nous mentir. Elle ne peut pas nous laisser croire que le préservatif est LA solution, durable et efficace. Et non, il n’y a aucune révolution, aucun scoop, puisque les propos du Pape sont ceux que tout prêtre de bon sens a. La seule originalité vient du fait que cela provienne du Pape.
LA solution, et il n’y en a pas d’autres, c’est l’éducation du cœur, de la volonté, de la liberté, à l’Amour vrai, au respect de soi et de l’autre. Éducation à la fidélité, à une chasteté joyeuse, décomplexée, libérante.
Le pape ne réforme pas ou ne change pas l’enseignement de l’Eglise mais le réaffirme en se mettant dans la perspective de la valeur et de la dignité de la sexualité humaine comme expression d’amour et de responsabilité.
"L’Eglise ne rejoint pas le discours hégémonique et assez simpliste du "Vas y mets une capote et fais ce que tu veux". Elle préfère appeler à la fidélité, pas d’abord comme moyen de combattre le SIDA mais avant tout comme moyen de trouver le bonheur en couple."
Voici donc les paroles de Benoît XVI sur la sexualité et le préservatif rapportées dans son livre « Lumière du monde », qui a été présenté à la presse le 23 novembre et qui sortira en version française le 26 novembre :
“Se concentrer uniquement sur le préservatif veut dire banaliser la sexualité, et cette banalisation représente justement la raison dangereuse pour laquelle de si nombreuses personnes ne voient plus l’expression de leur amour dans la sexualité, mais seulement une sorte de drogue, qu’ils s’administrent eux-mêmes. C’est pourquoi la lutte contre la banalisation de la sexualité fait aussi partie d’un grand effort pour que la sexualité soit évaluée de manière positive et puisse exercer son effet positif sur l’être humain dans sa totalité.
Il peut y avoir des cas individuels justifiés, par exemple quand une prostituée [l’original allemand utilise le terme au masculin, ndt] utilise un préservatif, cela peut être un premier pas vers une moralisation, un premier acte de responsabilité pour développer de nouveau la conscience du fait que tout n’est pas permis et que l’on ne peut pas faire tout ce que l’on veut. Toutefois, cela n’est pas le moyen de vaincre l’infection du Hiv. Une humanisation de sa sexualité est vraiment nécessaire.”
Voici quelques liens très intéressants sur ce sujet, à lire absolument :
Bonne lecture !