Noël en 6 questions (4/6)

Publié le par Jérémy

Noël en 6 questions (4/6) Comment fête-t-on Noël ?

Avec beaucoup d'imagination si l'on en a, et avec le désir de donner Noël aux autres : la paix et la joie, l'attention aux pauvres et aux isolés, les cadeaux aux enfants qui ont mis, selon la tradition, leurs souliers devant la Crèche.

La Crèche est une reproduction de l'étable ou de la grotte de Bethléem. Le folklore du « Père Noël » est une tradition chrétienne du nord de l'Europe où l'on donne des cadeaux à la Saint Nicolas. Il faut un traîneau sur la neige pour que Saint Nicolas puisse transporter tous les cadeaux des enfants. Saint Nicolas est devenu ce vieillard surnommé « Le Père Noël » dans la tradition récente.

Saint Nicolas est un saint commun aux catholiques et aux orthodoxes dont l'histoire a fait des allers et retours entre l'est et l'ouest. La ville de Bari, en Italie du sud, où ses reliques auraient été apportées d'Asie Mineure, est devenue un centre œcuménique important entre orthodoxes et catholiques.

La tradition de la Crèche remonte au moins au IVème siècle d'après des peintures et des sculptures remontant à cette époque. Aujourd'hui encore, fêter Noël pour les chrétiens nécessite une Crèche, avec le bœuf et l'âne, Marie et Joseph (le père légal et adoptif de Jésus qui est né de la Vierge Marie) les bergers et les moutons : voilà le cadre dans lequel on accueille le mystère merveilleux de Noël. La Provence, avec ses « Santons » qui associe tout le petit peuple des métiers à l'accueil de Noël, est célèbre pour ses crèches. En Italie du Sud, une crèche peut être l'œuvre de toute une vie avec champs, collines et montagnes, et des centaines de personnages.

A Noël aussi on écoute les Noëls traditionnels. A travers ces poésies populaires chantées, on perçoit tout d'un coup comment des gens simples ont accueilli, comme les bergers de Bethléem, dans cette humble naissance, un mystère d'éternité. Ces créateurs des cantiques de Noël, nos ancêtres, témoignent de l'ouverture de leur âme, ils nous aident à comprendre parce qu'ils l'ont compris, ce que Dieu nous dit de lui-même quand il se présente à nous dans l'étable de Béthléem.

Et la messe de Minuit ? Pourquoi pas ?. Et après, le réveillon... Un réveillon sans messe de minuit, il y a quelque chose qui manque : l'ouverture sur une joie et une espérance qui nous dépassent.

Autrefois pour le repas de Noël, on gardait « la place du pauvre » à table. Il y a toujours des pauvres, des vieillards et des isolés, parfois tout proches de nous. La joie de Noël peut naître de donner et de recevoir.

Publié dans Questions de foi

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