Bioéthique (4) - Recherche bio-médicale et expression du consentement

Publié le par Jérémy

Le développement de la recherche biomédicale sur l’être humain est encadré par des règles éthiques internationales et des règles juridiques nationales de protection et de respect des personnes. Ainsi, en France, sauf exceptions prévues explicitement par la loi, aucune recherche biomédicale ne peut être pratiquée sur une personne sans son consentement libre et éclairé, recueilli après lui avoir délivré les informations nécessaires à cette fin.

Les recherches biomédicales expérimentales impliquent une prise de risque pour les personnes qui y participent. Or le consentement libre et éclairé de ces dernières peut être altéré par leur espoir de guérison. La protection des personnes impliquées et concernées par ces recherches, et tout spécialement les plus vulnérables, doit donc faire l’objet d’une vigilance toute particulière.


 

Il pourrait être opportun d’élargir le champ d’application de la loi à toutes les recherches, études et investigations menées sur l’être humain, et d’y inscrire les principes de respect pour la personne de sa dignité, de son intégrité physique et mentale, ainsi que le droit au respect de sa vie privée et de ses données privées.


 

Afin d’assurer une protection adéquate des personnes il conviendrait de préciser en outre le critère d’intérêt de la recherche par rapport à l’évaluation des risques encourus.
La frontière soins/recherche étant ténue, le renforcement de l’information et des soins à garantir aux personnes malades serait utile.


 

 De manière plus générale, une amélioration de l’information et des modalités du recueil du consentement au travers du développement de guides de bonnes pratiques serait souhaitable, notamment en ce qui concerne les populations vulnérables comme les enfants, les personnes handicapées, les personnes âgées. De même il conviendrait d’approfondir la réflexion sur les modalités de l’information et du recueil de l’autorisation donnée par le représentant légal - le tuteur, la personne de confiance ou des membres de la famille - de la personne quand celle-ci est sous tutelle ou mineure.


Synthèse extraite du livre "Bioéthique, propos pour un dialogue", de Mgr Pierre d'Ornellas et les évêques du groupe de travail sur la bioéthique, DDB, février 2009.

source : http://bioethique.catholique.fr/

Publié dans Bioéthique

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article