Ars sur Formans, du 15 au 21 juillet 2008

Publié le par Jérémy

Ars sur Formans, du 15 au 21 juillet 2008 / Basilique

 

 

Le Saint Curé en prière

Le Saint Curé en prière

Né le 8 mai 1786 à Dardilly, près de Lyon, dans une famille de cultivateurs, Jean-Marie Vianney connaît une enfance marquée par la ferveur et l'amour de ses parents. Le contexte de la Révolution française va cependant fortement influencer sa jeunesse : il fera sa première confession au pied de la grande horloge, dans la salle commune de la maison natale, et non pas dans l'église du village, et il recevra l'absolution d'un prêtre clandestin. 

Deux ans plus tard, il fait sa première communion dans une grange, lors d'une messe clandestine, célébrée par un prêtre réfractaire. A 17 ans, il choisit de répondre à l'appel de Dieu : « Je voudrais gagner des âmes au Bon Dieu », dira-t-il à sa mère, Marie Béluze. Mais son père s'oppose pendant deux ans à ce projet, car les bras manquent à la maison paternelle. 

Il commence à 20 ans à se préparer au sacerdoce auprès de l'abbé Balley, Curé d'Écully. Les difficultés vont le grandir : il navigue de découragement en espérance, va en pèlerinage à la Louvesc, au tombeau de saint François Régis. Il est obligé de devenir déserteur lorsqu'il est appelé à entrer dans l'armée pour aller combattre pendant la guerre en Espagne. Mais l'Abbé Balley saura l'aider pendant ces années d'épreuves.Ordonné prêtre en 1815, il est d'abord vicaire à Écully.

En 1818, il est envoyé à Ars. Là, il réveille la foi de ses paroissiens par ses prédications mais surtout par sa prière et sa manière de vivre. Il se sent pauvre devant la mission à accomplir, mais il se laisse saisir par la miséricorde de Dieu. Il restaure et embellit son église, fonde un orphelinat : "La Providence" et prend soin des plus pauvres. 

Très rapidement, sa réputation de confesseur lui attire de nombreux pèlerins venant chercher auprès de lui le pardon de Dieu et la paix du cœur. Assailli par bien des épreuves et des combats, il garde son cœur enraciné dans l'amour de Dieu et de ses frères ; son unique souci est le salut des âmes. Ses catéchismes et ses homélies parlent surtout de la bonté et de la miséricorde de Dieu. Prêtre se consumant d'amour devant le Saint-Sacrement, tout donné à Dieu, à ses paroissiens et aux pèlerins, il meurt le 4 août 1859, après s'être livré jusqu'au bout de l'Amour. Sa pauvreté n'était pas feinte. Il savait qu'il mourrait un jour comme "prisonnier du confessionnal". Il avait par trois fois tenté de s'enfuir de sa paroisse, se croyant indigne de la mission de Curé, et pensant qu'il était plus un écran à la bonté de Dieu qu'un vecteur de cet Amour. La dernière fois, ce fut moins de six ans avant sa mort. Il fut rattrapé au milieu de la nuit par ses paroissiens qui avaient fait sonner le tocsin. Il regagna alors son église et se mit à confesser, dès une heure du matin. Il dira le lendemain : « j'ai fait l'enfant ». Lors de ses obsèques, la foule comptait plus de mille personnes, dont l'évêque et tous les prêtres du diocèse, venu entourer celui qui était déjà leur modèle.

Béatifié le 8 janvier 1905, il est déclaré la même année, “patron des prêtres de France”. Canonisé en 1925 par Pie XI (la même année que sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus), il sera proclamé en 1929 “patron de tous les Curés de l'univers”. Le Pape Jean-Paul II est venu à Ars en 1986. 
Aujourd'hui Ars accueille 450000 pèlerins par an et le Sanctuaire propose différentes activités. Un séminaire a été ouvert en 1986, qui forme les futurs prêtres à l'école de "Monsieur Vianney". Car, Là où les saints passent, Dieu passe avec eux !

 

 

 

Corps de Saint Jean-Marie-Baptiste Vianney, Saint Curé d'Ars, conservé, ici, sans avoir été embaumé, c'est à dire qu'il possède encore tout ses viscères, seul le visage étant recouvert de cire et la tête d'une perruque. Seuls les corps de 2 saints sont conservés intacts, sans avoir été embaumés : celui du Saint Curé et celui de Ste Bernadette, à qui est apparue la Vierge Marie à Lourdes en 1858. Signes de Dieu ? ...

 

 

 

Coeurs du Saint Curé d'Ars

Coeurs du Saint Curé d'Ars

Reliquaire contenant le coeur du Saint Curé, patron de tous les prêtres français, et de tous les curés de l'univers.

 

Vue sur la ville de Lyon

Vue sur la ville de Lyon

 

Basilique Notre Dame de Fourvière de Lyon

Basilique Notre Dame de Fourvière de Lyon

 

La rencontreLe 9 février 1818, l'abbé Vianney cherche son chemin pour aller à Ars, sa nouvelle paroisse. Il rencontre un jeune enfant, Antoine Givre, et lui demande son chemin. Le saint Curé lui répondra ensuite : "Tu m'as montré le chemin d'Ars, je te montrerai le chemin du Ciel." 5 jours après son décès, Antoine Givre décède à son tour. A méditer ...

La chasse du Saint Curé d'Ars

La chasse du Saint Curé d'Ars

Publié dans Pèlerinages

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